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This is my movies

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Critiques de films, dossiers, box-office.

Que sont devenus les membres du "Fight Club" ?

A l'occasion de la ressortie en salles de l'un des derniers classiques de la décennie 90, et plutôt que de vous conseiller de re-re-re-re-revoir ce film culte et fondateur d'une frange de cette même génération, nous nous sommes dit qu'il valait mieux jeter un petit coup d'oeil dans le rétro et voir quel avait été le parcours de ceux qui ont fait le «Fight Club».

 

A tout seigneur, tout honneur, et on commence donc naturellement par David Fincher, le réalisateur. Si ce dernier ne trouve désormais plus grâce auprès de la plupart des étudiants en cinéma français (qui lui préfèrent Nolan comme j'ai pu le lire dans un numéro de Studio CinéLive), le bougre a pourtant signé au moins deux chefs d'oeuvre indiscutables depuis : son film définitif sur l'Amérique, les serial-killers, la perte de l'innocence et la destruction que provoque l'obsession avec «Zodiac», et le tétanisant «Social network» qui lui valu une nomination aux Oscars. A part ça, il a enchaîné, pour se racheter auprès des studios après «Fight Club», avec une commande virtuose via «Panic room», a adapté deux best-sellers et a signé un film émouvant et particulièrement marquant avec son ami Brad Pitt en retraçant «L'étrange histoire de Benjamin Button». Une belle filmo donc, qui ferait pâlir de jalousie nombre de ses contemporains.

 

Edward Norton n'a pas vraiment réussi à s'imposer sur la scène hollywoodienne. Par manque d'envie, lui qui craint de ne plus pouvoir prendre le métro tranquille ? A cause de l'échec de sa seule réalisation «Au nom d'Anna» en 2000 ? Il a pourtant joué dans quelques gros blockbusters comme «Dragon Rouge», «L'incroyable Hulk» (qu'il a co-écrit), «Kingdom of Heaven» (sous le masque du lépreux Baudoin) ou encore «Braquage à l'italienne». Sa filmo lui a tout de même permis de jouer aux côtés de certaines pointures et son talent reste assez unique (notamment au niveau de l'écriture, comme le prouve sa participation active au scénario de "Frida", avec sa compagne d'alors Salma Hayek, ou bien sûr le Hulk de 2008), mais le bonhomme se plaît de moins en moins dans le cinéma US actuel, si bien que les rumeurs sur une éventuelle retraite persistent.

 

 

Brad Pitt avait mis sa carrière en jeu sur le tournage de «Seven» en défendant le fin nihiliste voulu par le scénariste Andrew Kevin Walker et le débutant Fincher face aux producteurs. Un geste qui a scellé une amitié durable et profitable au cinoche US tandis que Pitt est devenu au fil des ans un acteur rentable (quand bien même sa carrière connaît quelques couacs au box-office dernièrement) et surtout, grâce à sa société Plan B, un producteur avisé, parfois courageux, récompensé d'un Oscar du Meilleur Film («12 years a slave») et de deux autres nominations dans cette même catégorie («Le stratège» et «The big short»). Et son amitié avec Fincher lui a permis de l'attirer pour signer «World War Z 2», faisant passer ce projet de «Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ?» à « Vite, une date de sortie, il faut que je réserve ma place !!!!».

 

 

Helena Bonham Carter était le seul rôle féminin d'importance dans «Fight Club» et si le tournage fut compliqué sous la houlette de l'exigeant Fincher (43 prises pour la scène où elle traverse la rue hissée sur des talons hauts de 15 cm, à peu près autant pour celle où elle simule un orgasme avec Tyler Durden), l'actrice a rencontré son Tim Burton de mari sur le remake de «La planète des singes» avant de poursuivre une carrière honnête, s'incrustant dans la saga «Harry Potter» dans un 2nd rôle d'alliée de Voldemort, et décrochant une nomination aux Oscars avec «Le discours d'un roi» tout en jouant régulièrement sous la direction de Burton. Une bien belle réussite pour l'actrice anglaise qui intégrera même le gang de filles de «Ocean's Eight» !

 

 

Jared Leto dans «Fight Club», c'était Angel Face, ce minet défiguré par un Norton désireux de saccager quelque chose de beau. Il a ensuite retrouvé Fincher pour «Panic room» avant d'être iconisé dans «Requiem for a dream», de mourir régulièrement dans de nombreux autres films, décrochant même un Oscar pour «Dallas Buyers Club» tout en menant une carrière de rocker avec le groupe 30 seconds to Mars. Roi des transformations, il est actuellement le visage du Joker dans l'univers cinéma de DC et si ses apparitions sont rares (12 films entre 1999 et 2017), elles restent guettées par une horde de fans. L'acteur ne joue pas pour l'argent mais pour le plaisir du jeu.

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