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This is my movies

This is my movies

Critiques de films, dossiers, box-office.

Mes souvenirs de vidéo-club.

Mes souvenirs de vidéo-club.

Si la mode du revival sévit actuellement, il ne s'agit que d'un pur réflexe humain qui veut les souvenirs de notre enfance nous submergent et qu'il nous apparaît comme évident que tout était mieux avant. C'est ainsi que l'on retrouve ce genre de discours, au choix réac ou nostalgique, dans plusieurs films datant des années 40 voire 50 et je l'ai notamment constaté dans les œuvres de Sam Peckinpah (comme "Coups de feu dans la sierra", "La horde sauvage" et "Un nommé Cable Hogue") et bien sûr dans "Les tontons flingueurs" de Georges Lautner. Personnellement, je suis, bien entendu, nostalgique des produits de ma jeunesse, aussi bien les dessins animés qui squattaient nos écrans le mercredi et le samedi après-midi (et souvent le dimanche matin aussi) et à force de naviguer sur le web, j'ai pu retrouver pas mal de souvenirs de cette époque via les différentes chaîne You Tube, avec Le joueur du Grenier en porte-étendard. Ma culture geek est donc plus particulièrement ancrée à la fin des années 80 et de manière plus marquante à partir des années 90 et elle n'a rien de bien spécifique (si ce n'est que c'est mon histoire à moi avec ma cinéphilie balbutiante) puisque je ne suis pas non plus un bisseux déviant ou un adorateur de tel ou tel genre. Je me souviens surtout de cette époque car j'ai oublié pas mal de choses datant d'avant mes 10 ans. Mais trêves de palabres, plongeons au cœur des souvenirs.

Mes souvenirs de vidéo-club.

J'ai donc connu l'époque bénie de la VHS et ce que l'on pourrait appeler l'âge d'or des vidéos-clubs. Alors que j'habitais à Chaumont (chef-lieu de la Haute-Marne, on fait un peu de géo aussi), ma mère a donc décidé de s'inscrire dans l'établissement de la ville et le samedi matin était surtout l'occasion d'une petite virée là-bas et, truc de dingue, j'avais le droit de choisir un film ou en tout cas de participer au vote. Bon, ma culture cinéma n'était pas très étendue et on ne pourrait même pas parler de passion à dire vrai, juste que j'aimais bien m’asseoir dans le salon et regarder des trucs, avec une forte prédilection pour les films d'action avec des héros qui roulent des mécaniques, qui tirent sur tout ce qui bouge en sortant quelques petites blagues tout en échappant à une mort certaine toutes les 10 minutes. Aujourd'hui, j'ai encore le souvenir de quelques films qui m'ont marqués de manière indélébile, des films que je ne reverrais sans doute jamais et qui n'auront sans doute jamais droit à un petit billet sur le blog mais qui appartiennent à cette époque bénie des 90's !

Mes souvenirs de vidéo-club.

L'un des premiers films que nous ayons loué, c'est "Lancelot" de David Zucker avec Richard Gere, Sean Connery et Julia Ormond. L'affiche était en façade du magasin et quand je l'ai vu, mon envie de voir le film fut instantanée. Je connaissais vaguement l'histoire de ce preux chevalier et la vision du film m'a vraiment comblé, les scènes d'action étant bien foutues pour moi, avec cette fabuleuse charge nocturne dans laquelle les armures luisaient. Le final restera aussi longtemps dans ma mémoire comme cette fameuse scène où Lancelot court Guenièvre avant de l'embrasser fougueusement et de se faire gauler par ce bon roi Arthur.

Il y a aussi ce petit film d'action "A toute allure" avec Charlie Sheen qui jouait un petit truand qui se retrouvait embarquer dans une folle course-poursuite sur l'autoroute, embarquant avec lui une jeune fille de bonne famille qui était jouée par une ravissante inconnue. Je me souviens que tout le film ou presque se déroulait dans cet habitacle, le rythme était bien élevé, notre beau héros finira par séduire la belle et ils feront l'amour à 120 MpH sur la route, entourés de dizaines de voitures de police aux sirènes hurlantes. Charlie Sheen était une petite star à l'époque (inoubliable Topper Harley dans les "Hot shots !") et je prenais beaucoup de plaisir à le retrouver dans d'autres productions du genre comme "Terminal Velocity".

Mes souvenirs de vidéo-club.

Un autre film que j'ai vu en location, c'est "Waterworld" de Kevin Reynolds. A l'époque, nous n'avions pas accès au déluge d'informations comme aujourd'hui et je n'étais pas abonné à une revue spécialisée du coup j'ai découvert le film sans en connaître le contexte. Ce fut un délice, j'ai adoré le film et j'ai encore de l'affection pour lui, sa démesure, son rythme, son anti-héros incarné par un Kevin Costner que j'adorais ("Robin des Bois, prince des voleurs" était un de mes films préférés), un méchant très très méchant joué par un Dennis Hopper en roue libre, les fesses de Jeanne Tripplehorn (enfin, de sa doublure, damn you déluge d'informations Imdb) bref, c'est un film cher à mon cœur de cinéphile.

Avant de faire un choix, nous traînions un peu dans les rayons et je bavais devant la plupart des jaquettes, m'arrêtant souvent au rayon aventures et action. J'ai longtemps rêvé devant celle de "Braveheart" de et avec Mel Gibson, surtout que la bande-annonce passait régulièrement avant les films que nous louions et je pense que c'est de là d'où vient mon amour pour les trailers. J'adorais les voir, tous, avant chaque projection et encore aujourd'hui, j'arrive à l'heure pour les séances pour les voir, quitte à me farcir les tunnels de pub avant et quand bien même je sais que je peux tout voir sur le net. Mais bon, l'effet cinéma apporte quand même un sacré plus. Je n'ai jamais vu "Braveheart" en location mais des années plus tard et sa vision fut un grand choc, surtout que des bouts de bande-annonce me revenaient durant son visionnage (je l'ai d'ailleurs revu quelques heures après le film).

Mes souvenirs de vidéo-club.

Une autre bande-annonce que me faisait baver, c'est celle de "Bad boys" de Michael Bay. Bon, je dois dire que je suis tombé amoureux de ces images tapageuses, de cette promesse de divertissement total avec en point d'orgue ce ralenti fabuleux sur Will Smith qui court chemise ouverte et torse-nu avec ce ralenti tellement esthétique. Bien des années plus tard, j'ai écouté le commentaire audio du film (oui, j'aime toujours autant le film) et le réalisateur déclare qu'il était sûr avec ce plan d'imposer Smith comme une star mondiale du cinéma d'action. J'ai tanné ma mère pour le voir et son visionnage m'a comblé. De son côté, elle était plus fan de "Money train" de Joseph Ruben avec le duo Wesley Snipes/Woody Harrelson dans ce petit film d'action bien troussé, assez sage et qui comptait aussi au casting une Jennifer Lopez tout en cheveux bouclés.

Passons du coq à l'âne au niveau genre puisque une autre bande-annonce qui me faisait saliver à l'époque, c'était celle du "Dune" de David Lynch. Je ne connaissais ni le roman original, ni David Lynch et encore moi les acteurs au casting mais ce trailer me faisais fantasmer. Longtemps, j'ai hésité avant de le prendre en location car je ne savais pas à quoi m'attendre. Mais bon, je me suis lancé, je l'ai vu (pour la seule et unique fois de ma vie) et bien sûr, je n'ai pas compris grand-chose, je me suis un peu ennuyé mais son visionnage m'a vraiment marqué et je crois que j'avais bien aimé au final.

Mes souvenirs de vidéo-club.

Un autre gros souvenir, c'est celui de "Last action hero" de John McTiernan. Fan de cinéma d'action donc d'Arnold Schwarzenegger, je dois dire que ce film a laissé sur moi une impression durable, presque indélébile et surtout entretenue par une bonne dizaine de visionnages depuis ce jour là, presque à chaque fois en VF.

Enfin, je vais conclure avec un autre souvenir venu du fin fond de ma mémoire avec un film complètement méconnu, il s'agit de "L'escorte infernale", un film signé Dennis Hopper avec un casting complètement improbable : Tom Berenger, William McNamara (??) et surtout, Erika Eleniak, ma naïade préférée dans "Alerte à Malibu" (décidément, je suis le cliché incarné de garçon de 30 ans ayant grandi dans les 90's). Ce film m'a surtout marqué pour une chose, la scène de sexe entre elle et McNamara, avec des vrais bouts de nichons dedans, un truc même pas annoncé au dos sur la jaquette et qui me laisse encore aujourd'hui un petit souvenir ému. Bon, c'est d'ailleurs presque honteux car je me souviens presque plus de ce moment que d'autres grands moments ressenti devant des films... plus respectables.

C'est ainsi que lors d'un retour en arrière sur ma liste de critiques sur Allociné (un pèlerinage nécessaire pour compléter ma liste de films vus afin de compléter mon profil sur le site Icheckmovies), je me suis rendu compte que je n'avais aucun souvenir d'un film comme "Just a kiss" de Ken Loach alors que, au vu de ce que j'ai écrit, ce film m'avait beaucoup plu et certains moments en particulier m'avaient marqués. Mais bon, le jeu de la mémoire étant ce qu'il est, il ne m'en reste rien aujourd'hui. Mais bon, je dois dire qu'il ne peut rien non plus contre celle de Cindy Crawford dans "Fair game", autre produit estampillé 90's que j'avais sans doute vu en location aussi et que j'avais adoré... dans une certaine mesure.

Mes souvenirs de vidéo-club.

Je dois dire que je n'ai pas non plus une grande nostalgie de l'époque des vidéos-clubs même si je perpétue encore ce système de location via les rayons de ma bibliothèque municipale et j'ai encore le souvenir d'avoir découvert à celle d'Asnières sur Seine des films marquants comme "Au-delà de la gloire" (mon 1er film de Samuel Fuller, vu en version intégrale de 2h20) et qui m'a bouleversé de manière irréversible. Six ans après, le film est encore très présent dans ma tête, certaines scènes sont gravées dans ma mémoire et rarement un final m'aura autant bouleversé tout en me hantant de par sa signification. Bref, je continue de vivre ma cinéphilie, de manière diverse et variée, avalant tout autant des films récents que des films de patrimoine avec un plaisir intact de découvrir toujours plus de plans marquants, de scènes poignantes, d'explosions pétaradantes et de plans nichons. On ne se refait pas !

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