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This is my movies

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Critiques de films, dossiers, box-office.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Résumé : un guerrier de la Route erre en solitaire dans le Wasteland. Intercepté par une nouvelle horde de survivants, le voilà bientôt tatoué et enchaîné, faisant office de pack de globule ambulant pour les War Boys, les soldats d'Immortan Joe. Ce dernier règne sur une cité située dans les rocailles et a asservit tout une foule de survivants, distillant un liquide précieux, l'eau, tout en faisant commerce avec les autres villes alentours pour s'approvisionner en balles et en gasoil, l'autre liquide le plus précieux de ce monde de désolation. Un convoi, mené par Furiosa, est justement en partance sauf que la conductrice n'est pas partie seule. Elle en effet emmené avec elle les 5 femmes de Joe. Furieux, le leader se lance à ses trousses avec toutes ses troupes. Quant à Max, il est embarqué par Nux, un des War Boys, qui le fixera sur le devant de son véhicule. Et c'est partit pour la plus fabuleuse course-poursuite que ce monde post-apocalyptique a connu !

Critique : depuis la fin de son aventure avec Max, George Miller a pas mal bourlingué et il s'est surtout consacré à la production ("Babe, le cochon qui voulait devenir berger" et "Calme blanc" notamment et ses œuvres en tant que réalisateur n'ont pas rencontrées énormément de succès ("Babe, un cochon dans la ville" et surtout "Lorenzo"). Par contre, il a récupéré les droits de sa saga au milieu des 90's car la Warner ne voulait pas lui donner la réalisation du film "Contact" (finalement signé par Robert Zemeckis) et pour le convaincre, le studio a cédé les droits des épisodes 2 et 3. Du coup, Miller peut à nouveau repartir sur un nouveau volet consacré au Guerrier de la Route. Si rien n'est officiellement lancé, une idée germe peu à peu dans la tête de Miller qui voit une intrigue se développer d'abord dans ses rêves puis au cours des journées. Il visualise une course-poursuite géante qui durerait tout le long du film et s'il n'y prête pas trop attention au début, cela devient vite obsédant. Toutefois, le réalisateur a aussi d'autres projets à mener à bien et en 2006, il revient avec "Happy feet", un film d'animation consacré à un pingouin qui danse mais qui se révèle bien plus profond et bien plus sombre que ne le laisse présager ce pitch. Surtout, ce film lui permet d'expérimenter la motion capture et ça lui permet d'aller au bout de ses envies en termes de mise en scène. A la suite du succès du film, un nouveau volet consacré à Max Rockatansky est envisagé mais il donne la priorité à "Happy feet 2" qui sortira finalement en 2011... et qui sera un énorme échec. Pourtant, la Warner ne lâche pas l'affaire et lui promet son soutien.

Au niveau du casting, difficile de repartir avec Mel Gibson dans le rôle titre vu que ce dernier se dirige vers ses 60 ans et que son nom est désormais accolé à de nombreux dérapages qui l'ont plus ou moins mis au ban d'Hollywood. Pendant ce temps, Miller et son équipe développent un story board géant pour le projet, aboutissant à plus de 3 000 dessins qui correspondront plus tard aux 3 000 plans du film. Ainsi, Miller se distingue de ses pairs et surtout du mode de fabrication habituelle d'un blockbuster, envisageant son oeuvre visuellement en amont et non plus en basant son scénario sur des études de marché. Les personnages, leurs motivations, font avancer l'intrigue du film. Un budget colossal lui est alloué et l'annonce du retour de Max fait rugir de plaisir les fans de la saga qui sont devenus un peu plus nombreux avec le temps.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Le casting prend forme et le choix de Tom Hardy pour le rôle titre annonce clairement la couleur : on rajeunit le personnage mais on ne choisit pas non plus un minet venant d'une série MTV. A ses côtés, on retrouvera le jeune Nicholas Hoult, Charlize Theron et surtout Hugh Keays-Burne, qui incarnait le leader des bikers dans le 1er film. Pas question pour autant de ressusciter son personnage décédé à la fin de "Mad Max" mais il est plutôt question de lui confier un personnage totalement différent (enfin, il reste le méchant de l'histoire). Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la saga voit un même acteur interprétait deux rôles différents puisque Bruce Spence l'avait fait dans "Mad Max, le défi" et "Mad Max : au delà du Dôme du Tonnerre".

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Pour tourner le film, l'équipe opte pour un tournage majoritairement en extérieurs, dans des décors naturels splendides en Namibie notamment puis un tour dans des studios en Afrique du Sud pour quelques plans truqués. Car l'ambition de Miller est là : revenir à un cinéma d'action à l'ancienne, avec des cascades exécutées en live, avec très peu d'images de synthèse. Pour autant, il a retenu la leçon des volets précédents et chaque cascade bénéficiera d'une préparation minutieuse en amont et le plus gros incident à déplorer sera un biceps froissé pour un cascadeur ! Ahurissant quand on voit le film et ses cascades monumentales.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Visuellement, le réalisateur opte pour un directeur photo alors à la retraite, le mythique John Seale (à l'oeuvre sur "Hitcher", "Mosquito Coast", "Gorilles dans la brume", "Rain man", "Rangoon", "La cité des anges", "Le patient anglais" ou encore "Harry Potter à l'école des sorciers"). Ce dernier indique à son équipe de se contenter de saisir sur le vif tout ce qu'il est possible de filmer, sans se soucier des raccords lumière vu que le film sera entièrement étalonné en post-production pour un rendu visuel unique. Là encore, Miller fait des choix forts. Et si le tournage est plusieurs fois repoussé, il finira par se faire entre juin et décembre 2012 ! L'année 2013 sera également marquée par quelques reshoots pour des scènes additionnelles entre septembre et novembre. Ce qui laisse à Miller et ses équipes plus de 18 mois pour finaliser le projet, la sortie étant prévue pour le 15 mai 2015. Il faudra bien tout ce laps de temps pour visualiser les rushs du film (qui font alors plus de 420 heures, la monteuse mettant trois mois rien que les voir) ainsi que des retouches numériques sur la quasi-totalité des plans (effacer les câbles des cascadeurs, retoucher les paysages, refaire la colorimétrie de l'ensemble des plans, doubler la foule de figurants, ajouter les quelques CGI nécessaires...).

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

A l'annonce du film, je saute de joie bien entendu, surtout que George Miller est de la partie et non pas n'importe quel tâcheron diligenté par le studio qui aurait clamé son amour et son respect de la saga originelle avant de la saborder contraint par le studio ou bien parce qu'il n'en aurait rien compris à la base. Ensuite, le choix de Tom Hardy me convient, même si la liste des intéressés ou envisagés était toute aussi potable (Jeremy Renner a notamment exprimé son vif intérêt pour le rôle). Du coup, j'ai toute confiance en ce projet et il devient vite l'un de mes films attendus.

Les premières images tombent sur le net courant 2014 et là, c'est le choc ! Bon sang, ça va être énorme !! La communauté internet semble d'accord, les images du trailer sentent bon ce cinéma d'action à l'ancienne et certains passages s'annoncent tout simplement épiques tandis que le studio annonce qu'il sera classé R, une vraie rareté pour un blockbuster à 150 M$. Il y en a bien quelques-uns pour râler et déplorer la tornade de sable en CGI mais bon, attendons de voir le film. Projeté hors compétition à Cannes, le film ravit la critique et les festivaliers et d'un coup, même les plus hipsters des cinéphiles tombent sous le charme de ce film qui ne leur était pourtant pas destiné. Du coup, mon impatience grandit et je me rue le voir en salles pour assister à ce qui s'annonce comme un sommet... et je ne suis pas déçu.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Par où commencer et surtout, que dire après avoir vu le film être autant décortiqué, effets par effets, plan par plan ? Déjà, visuellement, George Miller démontre qu'il est toujours un géant de la mise en scène. Son découpage est toujours aussi acéré, pointu et frénétique. Dès la première image, on y est, on est dans un "Mad Max" ! Ensuite, il y a le look et la photo du film. Les couleurs sont chaudes, puissantes, on ressent bien la beauté des paysages et surtout, Miller et ses équipes ont fait le choix de trancher avec le reste des films récents qui préféraient jouer avec une image désaturée ("Le livre d'Eli", que j'adore par ailleurs, avait fait ce choix là même si c'était cohérent dans ce qu'il voulait décrire). Le sable a un rendu quasi inédit, le ciel est d'une beauté renversante et surtout, il y a ces plans en nuit américaine, avec un rendu bleu métallique saisissant qui confine au sublime. Le désert est inondé de lumière tandis que le réalisateur nous sert des plans remplis de rage et de fureur, de sang et de sueur, avec toujours ce jeu sur la vitesse (accélération légère, frénésie, ralentis esthétiques) mais qui ne font jamais figure d'effets de style. Ça va vite, très vite, les plans s'enchaînent avec une fluidité extraordinaire et pourtant, le film n'est pas sur-découpé. La moyenne de coupes est pourtant très élevée mais c'est la durée et le nombre de plans qui fait la différence. La plupart des monteurs actuels utilisent trois plans là où Miller en utilise deux. Le mouvement y est, le rythme aussi mais le plan qui manque (habituellement un insert qui permet de décrire le mouvement dans son ensemble) n'est pas là car il y a la coupe au bon moment, le cerveau du spectateur étant capable de combler ce manque puisqu'il y a le début et la fin du mouvement. C'est ce travail sur le découpage qui fait du cinéaste un génie. Autre exemple, la scène fabuleuse dans laquelle Furiosa s'éloigne du groupe après avoir appris la terrible vérité sur cet Eden tant espérée : trois plans, une musique déchirante en fond et les larmes montent. On ressent tout et pourtant, on a aucun gros plan, pas de larmes, pas de morve qui dégouline, pas de pathos. De l'émotion brute et des plans bien choisis. Un metteur en scène est à l'oeuvre. Et c'est beau.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Ensuite, il y a les cascades, réalisées pour la plupart en direct (entre 80 et 90% de ce qu'on voit est fait à partir d'effets mécaniques, sans CGI). Et le résultat final laisse pantois. Illustrées par la musique pétaradante de Junkie XL (tout le monde n'aime pas mais moi j'ai pris mon pied, j'adore ce mélange de percussions rythmiques, de sons électro, de riffs rageurs et de cordes stridentes), les scènes d'action s'enchaînent à un rythme infernal et se révèlent être des morceaux de bravoure d'une intensité, d'une virtuosité et d'une folie presque inédite là encore. La rythmique pourrait paraître épuisante et Miller n'hésite pas à balancer la scène de la tornade de sable, annoncée comme le climax du film, au bout de 30 minutes (une séquence par ailleurs sublime visuellement, avec des insertions de plans en noir et blanc et des éclairs de couleurs saisissants). Les véhicules se crashent à 100 à l'heure, les explosions dévastent tout, les cascadeurs osent des choses folles bref, c'est un spectacle total, jouissif et c'est filmé avec un savoir-faire qui confine au génie. Après ça, beaucoup de cinéastes actuels officiant dans le genre ont pu réviser leurs fondamentaux et le film a clairement redéfini la façon de filmer l'action. En fan du genre, j'ai plus qu'apprécié et c'est un truc à voir sur grand écran avant tout.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Au niveau des acteurs, il y a match entre Tom Hardy et Charlize Theron. L'acteur anglais ne s'est pas révélé bon camarade sur le tournage, l'actrice sud-africaine et le réalisateur australien s'étant régulièrement plaint de son manque d'investissement et de son caractère difficile mais Hardy a fini par s'excuser de son comportement durant la conférence de presse de la présentation cannoise, avouant ne pas avoir tout compris des intentions de Miller sur le tournage mais que la vision du film le lui avait permis. De quoi espérer le meilleur pour la suite de leur collaboration vu que l'acteur anglais a signé pour plusieurs films. Il avait par ailleurs obtenu l'aval de Mel Gibson et ce dernier a même adoré le film, restant très ami avec le réalisateur qui le révéla au monde entier il y a 37 ans.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Charlize Theron donne tout dans un rôle puissant et mythique, assurant ses cascades et déployant une belle palette de jeu, l'actrice étant de toute façon une des plus douées et charismatiques du monde hollywoodien. Il faut dire qu'un rôle féminin aussi fort dans un film d'action, il n'y en a pas cinq au monde pour assurer autant. D'ailleurs, le film a beaucoup été loué pour ses thèmes féministes mais ce n'est guère étonnant vu que l'auteure Eve Ensler ("Les monologues du vagin") a fait office de conseillère auprès de Miller lors de la caractérisation des personnages féminins. Les autres actrices sont elles aussi impeccables, la plus toute jeune Melissa Jaffer (78 ans) assurant même ses cascades ! Bref, des beaux rôles malgré un scénario un peu frustre.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Penser visuellement, le scénario de "Mad Max : Fury Road" souffre un peu de ses dialogues pas forcément très réussis, parfois un peu simplistes et ne développant pas toujours son univers (ce qui n'est pas très grave en soi vu que ça oblige le spectateur à faire travailler son imagination). Enfin, il y a tout de quelques passages brillants comme le fait que lorsque les War Boys se sacrifient, les autres hurlent "Médiocre" après l'acte kamikaze, employant un mot dans un sens qui n'est pas le sien. Sauf que plus tard, Nux est partit se sacrifier sous les yeux de son leader et se prend une grosse gamelle qui l'empêche d'aller au bout. Joe réplique alors "Médiocre". Alors ce n'est pas grand chose mais cela démontre que Joe est un être bien plus intelligent que les autres, cultivé donc et même si on ne sait pas grand chose, ce genre de petits détails nous renseigne beaucoup. Encore une fois, Miller utilise peu d'éléments contrairement à de nombreux confrères et pourtant, il en dit mille fois plus. Et ce n'est pas grave si les personnages ne sont pas trop développés à travers leurs paroles, on le voit à travers leurs actions ou bien en regardant chaque trajectoire dans leur ensemble. De plus, je pense que les personnages de films d'actions sont définis à travers leurs... actions.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

Du côté de Max, on assiste même à une véritable renaissance, une redéfinition des fondements du personnage. Au lieu de jouer le fan service, Miller fait se crasher la mythique Ford Falcon de Max dès la première séquence et notre héros part même du statut de bête sauvage (il communique d'abord par grognements puis par monosyllabes avant de recommencer à faire des phrases qu'à partir du tiers du film) à celui d'humain que par à-coups. Il récupère son blouson certes (recomposé à partir de l'original) mais son mythique fusil à canon scié se révèle bien inefficace tandis que son caractère de leader est mis à mal. Et c'est en effet un des reproches fait au film que celui de mettre le personnage de Max en retrait, le film étant pour certains plus consacrer à Furiosa. Je ne suis pas du tout d'accord avec cette analyse. Si Max est clairement mis en retrait (et c'est logique vu que le personnage est absent des écrans depuis 30 ans), il reste toutefois très présent et très actif. Sa présence dans la course-poursuite est indispensable et ses qualités d'homme d'action seront mises en valeur, Tom Hardy ne ménageant pas sa peine. Il reste toujours aussi doué derrière un volant et son caractère violent n'a pas bougé non plus (il se sert d'un adversaire comme bouclier humain, il vise juste et n'hésite pas à sauter de véhicule en véhicule) et ça reste un leader. Quand il s'efface pour laisser Furiosa agir, c'est en leader car un bon chef sait quand s'effacer. Ensuite, c'est lui qui ira achever le Maître du Moulin à Balles (une scène d'action vue de loin, un autre coup de génie de Miller) et enfin, c'est lui qui décidera du plan final et qui convaincra Furiosa de faire demi-tour au lieu de tenter de traverser le désert de sel en 160 jours. Il n'est pas absent du film, il est actif, réactif et il renaît littéralement sous nos yeux.

La saga Mad Max, 4ème partie : "Mad Max : Fury Road" (2015)

La direction artistique est tout autant digne d'éloges, les costumes n'étant certes pas très élaborés en apparence mais ça reste un univers post-apocalyptique crédible, bien pensé de bout en bout. Les décors sont fabuleux et les véhicules sont tous démentiels. Et puis que dire de la mythologie développée ici. Miller et ses scénaristes ont fait preuve d'une imagination débordante pour créer les termes décrivant le monde régi par Immortan Joe, avec des trouvailles linguistiques géniales tout comme sa critique du monde consumériste reste d'une acuité et d'une acidité réjouissante (l'eau est devenue l'aqua Cola, les morts iront au Valhalla savourer le McFestin) et les scènes où les War Boys se tartinent la bouche de peinture argentée avant de crier leur rage de mourir sont tout simplement parmi les plus marquantes que j'ai vu. C'est un film qui parle à nos tripes, à notre cerveau et qui nous fait vibrer de bout en bout.

C'est juste un film de 1h55 qui étale tout son pouvoir de fascination, son côté visionnaire est tout simplement renversant et on est porté de bout en bout par ce spectacle total, jouissif, d'une richesse thématique, visuelle et philosophique presque inépuisable. Surtout, il ressuscite un personnage mythique de la pop-culture, lui redonnant son lustre d'antan tout en le faisant entrer dans la modernité avec un savoir-faire indéniable (le film a été tourné en digital grâce notamment à une utilisation massive de Canon 5D et d'Olympus Pen) sans oublier le respect et la cohérence d'un propos. Encore une fois Miller signe un western déguisé, un film d'action assumé qui réinvente son univers tout en jetant les bases de futures aventures. Et je dis : vivement la suite !!

Note : 10/10

Budget : 150 000 000 $

BO US : 153 636 354 $ (21ème plus gros succès de l'année)

BO Monde : 224 800 000 $

BO France : 2 360 586 spectateurs (22ème plus gros succès de l'année)

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