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This is my movies

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Critiques de films, dossiers, box-office.

2003, l'année du virage à Hollywood

Un des couplets qui revient le plus souvent ces derniers temps, c'est celui qui dit que Hollywood n'a plus d'idées, qu'il est bloqué sur les films de super-héros, que la crise menace et que les studios vont se casser la gueule prochainement. Tout ceci est probablement vrai et il est sûr qu'à terme, la mode des super-héros va passer, que les univers étendus n'intéresseront plus grand-monde et que les studios finiront par se gaufrer comme ce fut le cas par le passé. Quand j'ai commencé ce blog, je me suis dit que plutôt de traiter l'actualité, ce qui m'intéressait le plus c'était d'apporter un éclairage différent sur des films longtemps après leur sortie, loin des délires accompagnant une sortie ou bien en replaçant un contexte d'ensemble qui permettrait de mieux saisir certains détails du film. Le sujet de cet article me trotte dans l'esprit depuis plusieurs mois (le 1er brouillon date de juillet 2016 !) et je me décide enfin à me lancer dans sa rédaction en décembre pour le publier maintenant.

 

Avant de parler de l'année 2003 à proprement parler, je pense qu'il est nécessaire de se pencher sur les années précédentes car un tel virage ne se négocie pas en quelques heures au bout d'une réunion, il s'agit d'une série de conséquences. Le processus d'un film étant ce qu'il est (c'est à dire long), et les exécutifs du studio raisonnant d'abord à partir de diagrammes et d'études de marché, on retrouve différents paramètres qui, mit bout à bout, ont fini par aboutir à la situation présente. 

Les "fossoyeurs" du Nouvel Hollywood.

On accuse souvent Steven Spielberg et George Lucas d'être les fossoyeurs du Nouvel Hollywood en omettant de pointer du doigt les échecs de certains films (dont ceux de Spielberg et Lucas), des dérives de plus en plus dangereuses de certains cinéastes mais aussi du fait que c'est d'abord et avant tout le public qui décide. Si "Star Wars", "Les aventuriers de l'Arche Perdue" ou "E.T" ont mieux marché que "La porte du Paradis", "Sorcerer" ou "Coup de coeur", c'est avant tout parce que le public a fait un choix. Ces films, et d'autres après, ont profité d'un timing, d'une époque, d'une sensibilité différente tout comme d'autres grands succès avant eux, mais leur aura qui perdure les place au même niveau que les classiques d'hier. Les conséquences au niveau du business sont sans commune mesure dans l'histoire du cinéma, et le développement de la technologie, qui va accompagner les décennies suivantes, aboutira à une prise de risques des studios à la fin des années 90. "Matrix" débarque en salles en 1999 et déclenche lui aussi une révolution. Le film n'est pourtant pas le plus gros succès de l'année (il est 5ème, devancé notamment par 3 suites dont... "Star Wars : la menace fantôme" et un seul film original, "Le sixième sens") mais il demeure révolutionnaire de par son approche des effets spéciaux (tout comme le "Star Wars" de Lucas qui se tourne presque exclusivement sur des fonds verts et bénéficie d'un gros travail en post-production). L'ère du numérique est définitivement lancée ("Jurassic Park" et "Terminator 2" avaient déjà posé des jalons, suivi par quelques blockbusters mais ces deux films de 1999 vont la faire entrer dans une autre dimension) et les studios vont en profiter pour se lancer dans l'adaptation massive des comic-books, une des multiples influences du film.

Les super-héros, une vieille histoire à Hollywood. Mais est-ce que c'était mieux avant ?

Enfin, massive pas tant que ça. Avant l'arrivée du cinéma numérique, le cinéma de super-héros existe déjà (ils ont été crées durant les années 30 et 40 pour ceux de DC, dans les 60's pour ceux de Marvel), il y a eu de multiples séries TV et quelques films mais la plupart des adaptations restent assez cheap ("Les 4 fantastiques", "Captain America", un téléfilm "Dr Strange", un "Punisher" pas du tout assumé par Marvel alors en plein marasme et j'en passe) et il n'y a guère que les "Batman" de Burton puis de Schumacher et le "Superman" de Richard Donner qui ont brillé au box-office. La Fox se lance alors en premier dans l'adaptation des "X-Men" (il y avait déjà eu sur le network Fox une série animée de cinq saisons) et la mise en scène est confiée à Bryan Singer, alors jeune prodige au creux de la vague, tandis que Richard Donner, entre autres, s'occupe de la production. Le budget n'est pas énorme (75 M$) et sa sortie à l'été 2000 est scrutée par l'ensemble de la profession. Le film cartonne (157 M$ aux USA, 139 M$ dans le reste du monde), et dans la foulée, plusieurs studios acquièrent des licences Marvel (Sony prend "Spider-Man", Universal choisit "Hulk", la Fox se rue sur "Les 4 Fantastiques", "Ghost Rider" et "Daredevil") et très vite, les budgets explosent. Sam Raimi, alors réal plutôt indépendant et connu d'une poignée de cinéphiles, est choisit par Sony pour faire "Spider-Man" avec 139 M$, Singer réalise la suite de "X-Men" avec le double du budget du 1er volet et les scores au box-office des films couplé avec le redressement de la maison d'édition permettront à Marvel de créer son propre studio et de développer ses propres projets, distribués par la Paramount jusqu'en 2011 (à l'exception de "L'incroyable Hulk" qui le sera par Universal, toujours détentrice des droits sur le personnage) avant que Disney n'en retire tous les fruits avec le succès colossal de "Avengers". Voilà pour le rapide historique du film de super-héros qui pourrait également faire l'objet d'un article à part (là encore, j'ai commencé un brouillon il y a plusieurs mois). Quel rapport avec l'année 2003 ? Juste histoire de replacer le contexte.

Autre élément à prendre en compte concernant le début des années 2000, c'est bien sûr le 11 septembre. Le choc pour les Américains est inimaginable. Désormais, la question n'est plus de savoir si Georges W. Bush a été élu dans les règles mais plutôt de savoir ce qu'il va faire en tant que Commander in Chief. Les USA se replient peu à peu sur eux-mêmes, se regroupant autour d'un socle commun de souvenirs, de repères, de symboles. Les conséquences à Hollywood sont d'abord à effet immédiat avec des modifications apportées en urgence à différents projets. Des films alors en pleine post-production comme "Bad company" de Joel Schumacher (une histoire d'espions essayant d'empêcher un attentat terroriste), "Big trouble" de Barry Sonnenfeld (comédie dont le coeur de l'intrigue repose sur une mallette piégée dans un aéroport), "Dommage collatéral" d'Andrew Davis (avec son héros, pompier dont la famille est tuée par une bombe en pleine ville et qui part en quête vengeresse en Colombie), "Rollerball" de John McTiernan, remonté en urgence pour en expurger le côté violent et subversif sans oublier la bande-annonce de "Spider-Man" et le fameux plan avec l'hélicoptère pris dans une toile tissée entre les deux tours du World Trade Center tandis que d'autres projets sont annulés en amont. L'idéologie des films va ainsi connaître une grosse réorientation tout comme la façon de montrer la destruction, le chaos. Et il ne faut pas oublier les nombreux films qui suivront qui traiteront plus ou moins directement des conséquences du 11-septembre,aux USA ou bien dans le monde ("24 heures avant la nuit", "World Trade Center", "Vol 93", "Extrêmement fort et incroyablement près", "Fahrenheit 9/11", "American sniper" "Redacted", "Zero Dark Thirty" et d'innombrables téléfilms, films indépendants et d'épisodes de séries se déroulant à New York). 

 

Analysons maintenant le business. La fréquentation des cinémas n'enregistre pas une énorme baisse dans les semaines qui suivent (le mois de septembre est historiquement un des plus calmes de l'année) mais on notera tout de même qu'il sera en baisse de 26% par rapport au mois de septembre 2000, déjà en baisse de 20% par rapport à 1999 (je rajouterai qu'octobre 2001 enregistrera une hausse de ses recettes par rapport à octobre 2000). Dans le détail, on voit que le weekend du 14 au 16 septembre 2001 est plus calme que celui du 7 au 9 septembre (en baisse de 11%) tout en restant plus lucratif que le même weekend de l'année 2000. On voit donc bien que le 11 septembre n'a pas eu un impact significatif et encore moins négatif sur les finances de Hollywood, les conséquences seront un peu plus perverses et se situeront à un autre niveau, notamment dans la représentation de la violence.

 

Nouveau rappel historique avec le fameux classement PG-13, qui fait aujourd'hui la loi à Hollywood. Au milieu des années 80, la MPAA (l'organisme qui s'occupe de la classification des films aux USA) doit affronter une large vague de protestations et de réclamations émanant de parents horrifiés par le spectacle proposés à leurs bambins dans des films tels que "Gremlins" de Joe Dante ou encore "Indiana Jones et le Temple Maudit" de Spielberg. Ces films ont été estampillés PG soit Parental Guidance c'est à dire que leur visionnage est soumis au contrôle des parents. Ces derniers utilisant les multiplexes comme mode de garde, certains enfants se retrouvent donc face à des spectacles qui ne sont pas forcément adéquats. Après avoir consulté certains producteurs hollywoodiens (dont Spielberg, alors tout puissant), il est convenu de la création d'un classement intermédiaire entre le R (Restricted, interdit aux moins de 17 ans non-accompagnés) et le fameux PG : le PG-13 était né. Sauf que dans ce classement, on retrouve encore de nombreux films assez sanglants et contenants des plans nichons (ce qui n'est plus du tout le cas maintenant). Avec le temps, et plus particulièrement après le 11-septembre, le PG-13 sera expurgé de toute violence graphique et de toute nudité, quand bien même le body-count de certains blockbusters actuel soit parfois plus élevé que dans les actionners d'antan mais c'est un autre débat. L'obtention de ce précieux classement fera de plus en plus l'objet de batailles féroces comme avec "Daredevil" de Mark Steven Johnson, tourné pour être classé R mais monté par le studio pour avoir le PG-13. Et si les deux films "Matrix" de 2003 resteront R, ils seront parmi les derniers blockbusters budgétés à plus de 100 M$ (les gros succès récents de "Deadpool" et surtout de "Logan", film plus mature dans sa thématique mais aussi dans sa représentation de la violence, vont peut-être faire naître une nouvelle tendance mais il faut savoir que ces deux films ont été produits pour moins de 100 M$).

 

Cet élément est à mettre en corrélation avec le rajeunissement du public. Les adultes délaissent de plus en plus les salles tandis que l'arrivée du numérique permet le développement du piratage dès la sortie des films (on est bien loin de la copie de VHS qui nécessitaient l'usage de deux magnétoscopes) les ados téléchargent de plus en plus les films. Parallèlement à ça, on a vu que la télévision, ce vieil ennemi du cinéma, prenait de plus en plus d'ampleur avec de nombreuses séries proposant des schémas narratifs innovants et addictifs, des personnages plus diversifiés et plus complexes que dans les films. Comme dans les années 60, les studios vont alors se réfugier vers des grands spectacles visuels, ceux qui valent le coût d'un billet dont les tarifs deviennent de plus en plus prohibitifs (on atteindra le 6 $ de moyenne en... 2003 quand il était encore de 5 $ en 2000 et de 4 $ seulement en 1990 !). Et si les ados viennent de plus en plus souvent en salles, ce n'est pas pour voir des héros incarnés par des hommes d'âge mûr mais par des ados, comme eux d'où l'arrivée de nouvelles générations de comédiens qui vont peu à peu reléguer les stars des années 70, 80 et 90 voire 2000 aux oubliettes. Puis vient la dernière pièce du puzzle, c'est l'échec des derniers grands contestataires qui évoluent dans le système.

 

Le public a une part de responsabilité, même si rien de tout cela n'est vraiment conscient. 2003 est en effet l'année des échecs de films signés par John McTiernan, William Friedkin, Joe Dante et quelques autres. Des films moins consensuels, à part du système et qui condamneront plus ou moins certains de ces cinéastes à un certain purgatoire. 2003 marque l'engagement des USA en Irak, et certains films qui sortent à ce moment-là remettent en cause l'armée comme "Basic" de McTiernan ou "Traqué" de Friedkin. Aucun de ces films n'est objectivement une grosse purge, ils restent des films moyens voire mineurs de leurs auteurs mais ils sont sanctionnés par un échec au box-office. McTiernan sera plus tard entraîné dans la tourmente d'une sombre affaire judiciaire tandis que Friedkin s'écartera définitivement du chemin des studios. Joe Dante était déjà au plus mal après le semi-échec de "Small soldiers", il sera poussé vers la sortie avec "Les Looney Tunes passent à l'action" dont la date de sortie était suicidaire (coincé entre "Le chat chapeauté" et "Le retour du Roi"). Autre grand contestataire, John Carpenter, qui ne trouve plus aucun projet, l'échec de son "Ghosts of mars" le condamnant à l'oubli et à voir ses chefs d'oeuvre passés à la moulinette du remake ("The Thing", "Fog", "Halloween", "Assaut sur le Central 13" en attendant le prequel de "New York 1997" voire son brûlot ultra-contestataire et toujours aussi pertinent "Invasion : Los Angeles"). C'est d'ailleurs symptomatique de ce qu'il se passera dans les années qui viennent, les grandes oeuvres subversives des années 90 et 80 sont revues et corrigées par les costards cravate, ce révisionnisme ayant pour but d'effacer les versions précédentes en vidant les classiques de leur moelle pour la remplacer par des effets spéciaux derniers cri et des messages creux. Spielberg, Zemeckis ou encore Cameron se ruent alors sur les nouvelles technologies pour évoluer, eux les grands précurseurs du domaine. Sauf que leurs films comptaient alors une poignée d'images numériques (moins de 80 plans pour "Jurassic Park", "Terminator 2" ou encore "La Mort vous va si bien") là où les blockbusters actuels dépassent les 3 000 plans truqués. D'autres, comme Scorsese ou Tarantino, parviennent encore à faire entendre leurs voix résolument différentes (ils sont d'ailleurs les derniers à livrer des films classés R au public mainstream, avec succès).

 

Reste qu'au sommet des studios, le choix est désormais fait, les divertissements adultes ne sont plus rentables et il faut donc revoir la stratégie économique au plus vite. La plupart des blockbusters à venir seront donc estampillés PG-13 (comme "Les chroniques de Riddick" et "Le Roi Arthur", qui bénéficieront de director's cut R pour leur exploitation vidéo), les divertissements s'adresseront en priorité aux ados et les auteurs seront donc rejetés à la marge. Bien sûr, il reste encore quelques irréductibles et de très bons films proviennent encore des studios mais d'une manière globale, le virage a été pris et la logique économique qui prévaut actuellement ne s'essouffle pas encore, les bénéfices des gros cartons comblant encore les pertes des échecs XXL (sans oublier l'appui du marché international et plus particulièrement celui de Chine).

 

Les grandes séries à l'antenne en 2003 sur les chaînes câblées (en haut) mais aussi sur les networks.

Enfin, le grand changement narratif est à chercher du côté de ce qui a été considéré comme l'éternel challenger du cinéma, c'est à dire la télévision. Depuis les années 50, le cinéma a toujours regardé avec méfiance mais aussi avec une certaine condescendance la petite lucarne. Il a souvent trouvé la parade pour garder une longueur d'avance (le plus souvent technologique et/ou visuelle avec le 70 mm, un Technicolor plus flamboyant en salles, la 3D dès le milieu des 50's, le son 5.1 et j'en passe). Sauf que voilà, les séries télé vont connaître un véritable âge d'or au début du siècle. En cette année 2003, comme un symbole, "Oz", considérée comme la pionnière des séries pour adultes en cette fin de XXème siècle, tire sa révérence (dernier épisode diffusé sur HBO le 23 février, un feu d'artifice final à la durée d'un long-métrage avec 1h40 au compteur !). Toutefois, "Les Sopranos" sont toujours là (même s'il y a un gros hiatus entre les 4ème et 5ème saison, et qu'aucun nouvel épisode ne sera diffusé cette année là), "Sur écoute" et "The Shield" entament leur 2ème saison, "A la Maison-Blanche" captive toujours autant, "Urgences" reste bien placé,  Jack Bauer est au milieu de sa 2ème journée marathon, Carrie Bradshaw et ses copines vivent de folles aventures de sexe dans la ville de New York pour la 6ème année consécutive, Sidney Bristow affronte toujours le SD6 pour le compte de la CIA dans "Alias", les croque-morts de "Six feet under" gardent la confiance de HBO, "Malcolm", "Scrubs" et "Friends" font toujours autant rire les américains, et puis il y a surtout les petits nouveaux qui pointent : "Arrested development", "La caravane de l'étrange", "Battlestar Galactica", "Nip/Tuck", "Dead like me", des séries qui précèdent "Desperate Housewives", "Lost", "Veronica Mars", "Deadwood", "Dr House" ou encore "Entourage" qui arriveront en 2004, puis ce sera une véritable déferlante les années suivantes, avec une médiatisation plus soutenue et une qualité certes fluctuante suivant les shows mais un intérêt toujours aussi soutenu du public (les audiences déclinent certes mais les modes de visionnage évoluent). Alors, quels sont les changements à venir pour le cinéma ?

Et bien, face à des scénarios toujours plus pauvres au niveau psychologique dans les salles obscures, de plus en plus d'acteurs renommés viennent à la télé trouver des rôles à leur mesure tandis que le cinéma fait de plus en plus appel à des auteurs de séries TV renommés (J.J Abrams et Joss Whedon se retrouvent à la tête de deux des plus gros projets de l'histoire récente d'Hollywood avec "Star Wars VII" et "Avengers"). Le public, en quête de bonnes histoires, se détournent du cinéma et les studios vont alors partir vers une autre direction, d'abord avec toujours plus de moyens (inflation des budgets, arrivée massives des CGI) et surtout, une dérive vers la franchisation de TOUT. Comme dans les séries, on va donc suivre les aventures d'un même groupe de personnages sur plusieurs films, avec une intrigue fil rouge qui lie le tout ("Saw", l'univers Marvel et désormais un véritable revival des succès des années 80 et 90 déclinés à toutes les sauces). Sauf que le cinéma a oublié qu'il n'avait pas la même forme narrative que son concurrent (un film doit boucler une intrigue en moins de 2 heures quand une série a au pire 13 épisodes de 40 minutes pour le faire) et que faire des films qui annoncent les prochains est une logique d'exploitation à court terme. Le public aime retrouver certains personnages de manière régulière (c'est l'un des points forts d'une série) mais le cinéma n'a pas la même vocation mais les producteurs ne voient pas les choses de la même manière et faire éventuellement une suite ne leur suffit plus : la plupart des gros projets qui sont lancés (les blockbusters à 100 M$ et plus, les tentpoles) le sont pour faire au moins une trilogie (une dérive de l'immense succès de la saga "Le seigneur des anneaux" dont le dernier épisode sort en salles en... 2003) avant d'être décliné sur d'autres supports (dont les séries TV).

 

On l'a vu, cette année 2003 aura été décisive à bien des niveaux, les répercussions de certains de ces événements résonnant toujours en 2017, une année qui s'annonce charnière elle aussi pour Hollywood, alors au bord de l'implosion, concurrencée depuis quelque temps par les réseaux type Netflix ou Amazon, qui finissent par prendre le dessus sur plusieurs projets, tandis que le système des franchises n'en finit plus de donner des idées toujours plus farfelues aux dirigeants des studios. 

 

 

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